mardi 02 juin 2020
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Le Brexit, c’est fait !

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« Eva stories » : peut-on raconter la Shoah sur Instagram ?

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Créé il y a quelques mois, le compte de cette adolescente juive déportée à 13 ans réunit aujourd’hui 1,6 millions d’abonnés. Ce format est-il pertinent pour parler de la Shoah aux jeunes adolescents ? On a posé la question à nos 4 stagiaires de 3e.

De quoi parle-t-on ?

Selon un sondage Ifop (décembre 2019), 21 % des jeunes de 18 à 24 ans n’ont jamais entendu parler de la Shoah. Ce mot, qui veut dire catastrophe en hébreu, désigne le massacre des Juifs d’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. Et 30 % d’entre eux ne savent pas la dater. Parce que ces chiffres reviennent régulièrement dans les sondages, parce que les témoins de la Shoah disparaissent, on se pose régulièrement la question de savoir comment transmettre la mémoire du génocide des Juifs, notamment aux jeunes générations.

Les stories sont en anglais sous-titrées en hébreu.

Maya Kochavi, une jeune réalisatrice israélienne, a eu une idée originale. Elle a décliné, d’abord sur Instagram puis sur Snapchat, l’histoire d’Eva Heyman, une ado juive de 13 ans déportée en juin 1944 à Auschwitz, où elle est décédée quelques mois plus tard dans une chambre à gaz (salles de douches carrelées et équipées de pommes au plafond qui déversaient un gaz mortel, le Zyklon B).

Comme Anne Frank, Eva a elle aussi tenu un journal quand elle était dans le ghetto d’Oradea (Hongrie), aujourd’hui publié aux éditions des Syrtes sous le titre « J’ai vécu si peu ». C’est ce témoignage que Maya Kochavi, 26 ans, a adapté pour les réseaux sociaux. Avec les codes habituels d’Instagram : localisation, filtres, boomerang. La production a nécessité 3 semaines de tournage en Ukraine et a mobilisé 400 acteurs.

Une bonne idée pour informer les ados ?

À l’occasion des 75 ans de la libération des camps d’Auschwitz, Le Monde des ados a été invité à parler de ces « Eva stories » au micro de France Culture, avec Valérie Jeanne Perrier, enseignante chercheure au Celsa et responsable de l’école de journalisme du Celsa.

Nous avons profité de la présence à la rédaction de nos quatre stagiaires de 3e pour savoir ce qu’ils en pensaient.

Hortense : « Créatif et touchant, mais l’utilisation du téléphone me perturbe »

« Créer un compte instagram où des stories sont publiées pour raconter la vie d’une jeune fille dans les années 40 est intéressant et créatif : cela permet d’apprendre ce qu’est la Shoah et comment les juifs l’ont vécue, tout en se divertissant. Instagram est un réseau utilisé par tellement d’adolescents, donc c’est d’autant plus touchant de voir cette catastrophe vécue par une ado de 13 ans. Mais j’ai trouvé perturbant, c’est que la jeune fille se filme avec un téléphone, qui n’existait pas à l’époque. Cela rend les stories moins crédibles. »

Garance : « Intéressant pour informer les jeunes mais il faut faire la part des choses entre fiction et réalité »

« Ces stories sont un bon moyen d’informer les jeunes à travers les réseaux sociaux d’une manière plus parlante qu’un simple cours. Elles sont tirées d’une histoire vraie et retranscrivent bien, à mon avis, les faits historiques de la Shoah. Mais cela pose aussi des problèmes car le projet mêle fiction et réalité, et donc, les ados doivent faire la part des choses. En effet, ces stories racontent l’histoire d’Eva, jeune fille hongroise juive en 1944 avec les codes d’Instagram et cela prête à confusion. C’est un anachronisme qui prête à confusion. »

Elina : « Une production de bonne qualité mais parfois trop marquante pour les plus jeunes »

« Je trouve ces stories de très bonne qualité. La réalisatrice a très bien utilisé les fonctionnalités d’Instagram. Je pense que son but est de toucher le jeune public. Mais certaines stories sont marquantes et dures à regarder. je ne sais pas su du coup si elles conviennent aux plus jeunes. En revanche, l’initiative est intéressante. »

Robin : « Un bon concept mais le portable n’existait pas en 1944 »

« Le concept est bien trouvé car nous sommes dans une société qui utilise énormément le portable et les réseaux sociaux. L’histoire d’Eva est racontée sur les deux réseaux les plus populaires chez des jeunes, ce qui permet d’acquérir des connaissances sur la situation des juifs à l’époque de la Shoah. Le fait qu’Eva se filme nous rapproche d’elle. Mais ce qui me gêne, c’est que le portable n’existait pas en 1944. »

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